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Menace sur les revenus des commerçants !

En 2014, selon l’INSEE, les ventes TTC du commerce de détail et de l’artisanat commercial (boulangeries, pâtisseries, charcuteries) atteignent 492 milliards d’euros TTC. Soit une hausse de 0,8% en volume par rapport à l’année précédente.
Toujours selon la même source, dans le commerce et la réparation automobile, le chiffre d’affaires s’élève à 104 milliards d’euros. Après deux années de fort recul, il augmente de 1,6% et semble enfin se stabiliser.

Comme en 2013, globalement, ce sont les magasins du secteur non alimentaire (+0,3%) qui tirent profit de l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages. Néanmoins, les boutiques d’alimentation spécialisées et les artisans des métiers de bouche enregistrent un chiffre d’affaires en hausse de 1,2%.

L’étude statistique menée par la Fédération des Centres de Gestion Agrées (FCGA) sur les exercices clos en 2014 de 183 000 petites entreprises du commerce de détail, de l’artisanat commercial, des services et du bâtiment artisanal dégage, pour sa part, deux tendances majeures :

  • un recul de l’activité avec un chiffre d’affaires moyen de -1,0% (contre -0,4% en 2013),
  • une chute de la rentabilité avec un résultat courant net moyen de -3,4% (contre -1,1% en 2013).

Les données inédites de la FCGA confirment le dynamisme du commerce de détail alimentaire relevé par l’INSEE.

Avec un chiffre d’affaires en hausse de 0,5%, le secteur réalise l’une des meilleures performances commerciales de l’année 2014, toutes professions confondues. Les crémiers-fromagers (+3,4%) et les artisans bouchers (+2,2%) se distinguent tout particulièrement.

Mieux : les professionnels de l’alimentation affichent la meilleure rentabilité de l’année avec un résultat courant de +1,3% 
Sur les 11 secteurs analysés, seulement trois présentent des hausses de chiffres d’affaires supérieures à zéro, mais qui dissimulent en réalité des baisses relatives d’activité dans les deux derniers cas :

  • Les services +1,1% (contre -0,2% en 2013)
  • Les transports +0,9% (contre +1,8% en 2013)
  • Le commerce de détail alimentaire +0,5% (contre +1,1% en 2013)

Seul le secteur des services enregistre une hausse effective de ses ventes et améliore dans le même temps son résultat courant net (-0,1%, contre -1,2% en 2013).

A l’exception de la beauté-esthétique dont le taux d’évolution d’activité est nul (0,0%, contre -1,2% en 2013), les 7 autres familles professionnelles affichent des taux d’évolution négatifs.

Dans certains cas, comme par exemple pour l’équipement de la personne (-2,1%, contre -3,5% en 2013), l’équipement de la maison (-2,2%, contre -2,7% un an plus tôt) ou encore le secteur culture et loisirs (-1,1%, contre -2,2% douze mois avant), il s’agit de tendances relatives à mettre impérativement en comparaison avec les performances de l’année précédente pour mieux comprendre ce que « disent » réellement les chiffres.

Parmi les trois autres secteurs analysés, les cafés-hôtels-restaurants enregistrent une baisse d’activité de 0,7%, identique à celle de 2013. Tandis que les ventes baissent modérément dans l’auto-moto :  -0,9%, contre -0,3% l’année dernière.

Pour l’INSEE, l’érosion des ventes constatées sur le marché de l’entretien et de la réparation d’automobiles s’explique notamment par « la fiabilité croissante des véhicules et la diminution tendancielle du nombre de kilomètres parcourus par automobile ». 

Dans l’artisanat du bâtiment, la situation se détériore plus sérieusement. Le chiffre d’affaires de ce secteur stratégique pour la croissance des TPE poursuit sa chute en 2014 : -1,5%, contre -0,2% l’année précédente.

Plus grave : la rentabilité des professionnels de la construction et de la rénovation est particulièrement affaiblie : -4,8% contre -0,5% en 2013. C’est la plus forte baisse de revenu constatée en 2014, toutes professions confondues. Couverture, plomberie, électricité, maçonnerie, menuiserie, terrassement… : tous les métiers du bâtiment enregistrent des revenus en chute.
En moyenne, le résultat courant des petites entreprises chute de 3,4% en 2014.

Parmi les plus fortes baisses :

  • L’artisanat du bâtiment -4,8%
  • L’équipement de la maison -4,4%
  • L’équipement de la personne -3,6%

Parmi les plus fortes hausses :

  • Le commerce de détail alimentaire +1,3%
  • La beauté-esthétique + 0,8%
  • La culture et les loisirs +0,1%

Sur le podium des professions qui gagnent le plus en 2014, on trouve :

  • Les pharmaciens d’officine avec 144 900 € (2013 : 146 500 €)
  • Les opticiens avec 60 400 € (2013 : 66 800 €)
  • Les ambulanciers et les taxis-ambulances avec 52 000 € (2013 : 55600 €)

Et aussi…
Les prothésistes-dentaires (46 500 €), les débitants de tabacs-jeux-journaux (45 400 €), les cafetiers et débitants de tabacs-jeux (44 400 €), les bouchers (39 900 €)…

En bas de tableau, les trois professions qui gagnent le moins sont :

  • Les coiffeurs à domicile avec 10 800 € (2013 : 10 500 €)
  • Les toiletteurs animaliers avec 12 300 € (2013 : 12 200 €)
  • Les exploitants de mercerie avec13 700 € (2013 :  14 100 €)

Et aussi…
Les parfumeries (15 600 €), les pressings (1  200 €), les salons de coiffure et les fleuristes (17 500 €), les tapissiers décorateurs (17 700 €)

Pour mémoire la FCGA  c’est près de 300 000 petites entreprises (TPE) et 103 Centres de Gestion Agréés (CGA.
Pour plus d’informations : www.fcga.fr

Publié le 20 octobre 2015 à 15:09:14 dans Mes chroniques sur le commerce | Commentaires (0) |

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